L’incinération des déchets ménagers crée des sous-produits : les mâchefers (cendres) et les fumées qu’il convient de traiter dans des conditions respectueuses de l’environnement.
Mesures continues des rejets de polluants
Accédez aux mesures continues des rejets vers l'environnement du centre de valorisation de Pontarlier en
cliquant ICI.
.
Traçabilité des mâchefers
Les mâchefers produits à l’usine d’incinération sont analysés par un cabinet indépendant puis classés en 3 catégories selon les résultats obtenus :
- V (valorisables) : utilisables immédiatement,
- M (maturables) : utilisables après une nouvelle analyse classée V,
- S (stockables) : mise en dépôt définitif en CET de classe 2.
Depuis 2002, la totalité des lots de mâchefers produits au centre de traitement des déchets de Pontarlier a été classée Valorisable.
Avant 2007, ces mâchefers étaient donc utilisés à l’état brut (Scograve).
Depuis 2007, ils sont utilisés sous forme de Scorcan (mâchefers traités au ciment utilisés en remblai de tranchées) ou de Scorive (mâchefers traités au ciment) utilisés en renforcement de chaussées. Ainsi, un camion malaxeur charge les mâchefers dans ses trémies, réalise le mélange avec l’eau et le ciment puis met en œuvre les produits. Ces techniques ont l’avantage d’éviter le bruit, la poussière, les vibrations, les problèmes d’hygrométrie ainsi que les stocks sur chantier et les mouvements d’engins.
Une traçabilité exemplaire de l’utilisation des mâchefers est assurée par un système d’information géographique qui garde en mémoire toutes les caractéristiques et les mouvements des lots. Il consigne sur un plan, le lieu de leur stockage définitif.
Exemple de traçabilité d'un lot de mâchefers
Bio-surveillance
Le SMETOM a confié le suivi des retombées environnementales de dioxines, furanes et métaux lourds autour de l’usine d’incinération de Pontarlier à la société Aair Lichens qui utilise comme indicateur les lichens ayant la particularité de retenir ces matières. Quatre prélèvements de lichens ont été effectués en 2008 sur des points stratégiques. Il en résulte que les retombées de dioxines et furanes à partir du centre de valorisation des déchets peuvent être considérées comme non décelables. Aucun risque d’introduction dans l’alimentation n’est donc envisageable car les résultats restent très inférieurs au premier seuil de valeur pour les lichens et ne dépassent pas les teneurs de fond.
De plus, la campagne de surveillance des retombées métalliques autour de l’usine d’incinération montre qu’aucune autre retombée métallique autre que le cadnium n’est décelée. Ce dernier est en décroissance régulière. Ces données indiquent donc le retour progressif vers des teneurs de fond.
Résultats des dosages de dioxines furanes dans les lichens